Le « meilleur pote » de ma femme est allé trop loinChapitre 2
Environ 3 500 signes. Chapitre 2 sur les 3 offerts ici.
Camille et moi, on s'était rencontrés lors d'une soirée entre collègues, au cours d'un jeu action ou vérité.
Elle avait récupéré mon contact et m'avait couru après sans relâche.
Petit à petit, elle m'avait séduit, et on s'était mis ensemble.
Deux ans de relation, puis un peu plus d'un an de mariage.
Près de quatre ans de vie commune.
Mais avant tout ce bordel, j'ignorais totalement qu'elle traînait un « meilleur ami » aussi toxique dans ses pattes.
J'ai découvert l'existence de Bastien le soir de notre premier anniversaire de mariage.
Elle m'avait dit qu'elle s'absentait aux toilettes pour passer un coup de fil. En réalité, elle s'était éclipsée pour aller apporter des préservatifs à Bastien, et n'était jamais rentrée de la nuit.
Le lendemain, on avait eu une dispute monumentale.
Elle l'avait bloqué sous mes yeux en me jurant de garder ses distances avec tous les hommes.
Mais à peine deux mois plus tard, elle passait une nouvelle nuit dehors, à picoler jusqu'à s'endormir à ses côtés.
J'avais essayé de me convaincre que ce n'était rien, jusqu'au lendemain matin, où j'ai reçu une photo d'eux dormant dans le même lit.
Camille s'était immédiatement effondrée en larmes pour supplier mon pardon.
« C'était l'anniversaire d'une copine ! Tout le monde dormait sur place, je ne pouvais pas le virer de la chambre ! »
« J'avais trop bu, je ne me rappelle de rien. »
« Mais je te jure que je ne te tromperais jamais. Bastien, c'est comme une copine pour moi. Même s'il se mettait tout nu devant moi, ça ne me ferait strictement rien ! »
Comme un idiot, j'avais pardonné.
Mais cet incident était resté en travers de ma gorge, comme si j'avais avalé une mouche. Impossible à digérer, impossible à vomir.
Une erreur, ça arrive. Deux erreurs, passe encore. Trois ? C'est terminé.
Mais Sarah avait raison : divorcer n'est pas si simple. Si Camille refusait de signer, il faudrait aller au tribunal et apporter des preuves irréfutables de son infidélité.
J'avais pris ma journée pour l'attendre à l'appartement et régler ça à l'amiable.
Je ne m'attendais pas à ce qu'ils m'apportent les preuves sur un plateau d'argent.
Camille est rentrée en soutenant littéralement Bastien.
À peine la porte franchie, Bastien a commencé à geindre de sa voix doucereuse et passive-agressive :
« Nathan, tu as fait ton malin hier, mais tu as la moindre idée de ce que j'endure à cause de toi ? »
Je le savais très bien. J'ai toujours été costaud — je monte des packs d'eau sur dix étages sans même être essoufflé.
Sous le coup de la colère, j'avais frappé avec la ferme intention de briser sa virilité.
L'avais-je réellement rendu infirme ?
J'ai jeté un regard dégoûté vers son pantalon.
J'ai ressenti un quart de seconde de culpabilité avant de m'en féliciter intérieurement.
Camille a remarqué mon regard et a aboyé : « Nathan ! »
Je me suis repris et m'apprêtais à poser le sujet du divorce sur la table, mais Camille m'a coupé l'herbe sous le pied :
« À partir d'aujourd'hui, je vais aider Bastien pour ses séances de rééducation. »
« Le médecin a dit qu'il avait besoin de stimulations pour retrouver ses fonctions, sinon il sera impuissant pour le reste de sa vie ! »
Magnifique. C'était tout simplement grandiose.
J'ai ravalé une envie irrépressible d'applaudir et j'ai demandé d'un air faussement curieux : « Ah oui ? Et le médecin t'a précisé exactement ce que tu devais faire ? »
« Évidemment, espèce de— »
Avant qu'elle ne finisse, je l'ai interrompue :
« Pourquoi vous ne me feriez pas une démonstration tout de suite ? Je vais filmer avec mon téléphone, histoire d'apprendre moi aussi. »