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Chapitre 2 / 3 · 0 %

Le corps froid dans mon lit n'était pas ma femmeChapitre 2

Environ 3 400 signes. Chapitre 2 sur les 3 offerts ici.

Mais j'étais trop excité pour abandonner si facilement. Mes murmures se sont transformés en secousses plus insistantes.

— Allez, chérie, réveille-toi...

Alors que mille scénarios catastrophe commençaient à se bousculer dans ma tête, Élodie a fini par émettre un faible gémissement. Sa voix était basse, étouffée :

— Je dors... Laisse-moi...

Évidemment, je n'ai pas lâché l'affaire. Je me suis blotti contre elle, soufflant contre son cou :

— Ça fait des siècles qu'on n'a rien fait tous les deux. Et si on pimentait un peu les choses ce soir ?

Tout en parlant, ma main a commencé à glisser sous les draps.

Comme elle ne me repoussait pas, j'ai pris confiance, mes gestes se faisant plus pressants.

Pourtant, j'ai eu la sensation étrange que sa peau était anormalement fraîche, loin de la chaleur douce à laquelle ma femme m'avait habitué.

Même son odeur semblait différente, ce qui, sur le moment, a piqué ma curiosité et mon excitation.

Mais alors que ma main s'aventurait plus loin, elle a soudainement saisi mon poignet.

— Non... non, je dois d'abord prendre une douche.

Avant que je ne puisse dire un mot, elle s'est extirpée du lit, s'est enveloppée à la hâte dans le drap et a quitté la chambre à tâtons dans le noir.

Son comportement me laissait complètement perplexe.

Mais puisqu'elle voulait se doucher, je n'avais plus qu'à attendre en espérant qu'elle fasse vite.

Sauf que le temps passait, et la fatigue commençait à me gagner. Finalement, je me suis levé pour aller la presser un peu.

C'est là que j'ai entendu des voix chuchoter dans le salon.

À ma grande surprise, il n'y avait pas que ma femme dans la pièce. Sa meilleure amie, Margaux, était là elle aussi.

Je l'avais croisée à quelques reprises. Il faut avouer que Margaux était tout aussi sexy et provocante qu'Élodie.

Ce soir-là, elle portait un simple t-shirt blanc ultra-fin qui moulait parfaitement sa poitrine généreuse, et un mini-short en jean qui dévoilait des jambes interminables.

Le genre de fille qui fait tourner toutes les têtes.

Mais Margaux semblait nerveuse, une lueur de panique brillant dans ses yeux.

— Qu'est-ce qu'elle fait là à cette heure ? ai-je demandé, surpris.

Élodie s'est empressée d'attraper le bras de Margaux en me lançant un sourire crispé :

— Oh, elle vient d'arriver, mon cœur. Son voisin du dessous fait un bazar pas possible depuis le début de la nuit, elle n'en pouvait plus, alors je lui ai proposé de venir dormir ici.

J'ai hoché la tête, acceptant l'explication.

Mais alors que je me retournais pour regagner la chambre, un détail m'a frappé.

— Attends une seconde, chérie... Tu ne devais pas prendre une douche ? Pourquoi tu es habillée comme ça ?

Élodie venait de me dire qu'elle allait se laver, mais elle ne portait ni pyjama ni peignoir. Elle était vêtue d'une robe moulante ultra-sexy, celle qu'elle réservait pour nos sorties.

Elle avait même ses talons hauts aux pieds.

Élodie m'a lancé un regard agacé :

— Ben oui, Margaux m'a appelée pour que je vienne la chercher en bas de l'immeuble. Tu ne voulais pas que je descende en serviette de bain, si ?

Je n'ai pas cherché plus loin et je suis retourné me coucher.

Mon excitation était retombée, la fatigue l'emportant, d'autant plus que j'avais une réunion importante le lendemain matin. J'ai fini par m'endormir, frustré.

Ce que j'étais loin d'imaginer, c'est que la présence de Margaux chez moi ce soir-là cachait un secret bien plus sombre.