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Chapitre 2 / 3 · 0 %

Chassée de mon propre penthouse, je les détruis tousChapitre 2

Environ 4 200 signes. Chapitre 2 sur les 3 offerts ici.

Devant sa tirade, je n'avais pas voulu passer pour la fille superficielle. J'avais pris sur moi et j'avais fait de mon mieux pour les accueillir.

Pendant des semaines, ils ont vécu comme des pachas à mes frais. Sa mère utilisait ma crème La Mer à cinq cents euros pour s'hydrater les talons. Son père écrasait ses cigares bon marché directement sur mon canapé en cuir pleine fleur.

Ils exigeaient même que je m'agenouille tous les soirs pour frotter les chaussettes de sport de Bastien à la main et lui masser les pieds. Selon eux, c'était un « entraînement » pour devenir une épouse dévouée.

Chaque fois que j'essayais de me rebeller, Bastien me coupait l'herbe sous le pied à coups de « valeurs familiales » et de « respect des anciens ».

J’étouffais complètement, mais prisonnière de son chantage affectif, j’avalais mes larmes sans oser répliquer.

Puis, un soir en rentrant, j'avais aperçu cette pâtisserie artisanale et j'avais craqué pour un cupcake.

Mon quotidien était tellement toxique que j'avais juste besoin d'une bouchée de douceur.

Mais à peine arrivée devant ma porte, Monique m’avait bloqué le passage, les poings sur les hanches.

Elle m’avait planté son doigt boudiné entre les deux yeux, lorgnant le sac avec un mépris écœurant.

« Qui t'a donné la permission d’acheter ces cochonneries hors de prix ? Combien t'as gaspillé là-dedans ?! »

« C'était pas cher. Juste huit euros. »

J'étais épuisée, je ne voulais pas faire de scandale dans les parties communes, alors j'avais répondu doucement.

Mais ma réponse l’avait fait vriller. Elle s'était jetée sur moi pour m'enchaîner plusieurs baffes d'affilée.

D'une main, elle m'avait tirée par les cheveux pour me fracasser la tête contre le mur.

Avec sa force de campagnarde habituée aux travaux physiques, impossible de me dégager.

J'avais des vertiges, les oreilles qui sifflaient.

Puis Monique m'avait balancé un coup de pied derrière les genoux pour me forcer à m'écrouler au sol.

« Espèce de panier percé ! Tu vas rester à genoux dehors toute la nuit pour comprendre la leçon ! »

Même avec toute la patience du monde, c'était la goutte de trop. Je m'étais relevée d'un bond et j'avais hurlé.

Le vacarme avait fait sortir Bastien et son père. Après avoir écouté la version délirante et mensongère de Monique, ils m'avaient toisée avec des regards noirs.

« Les Meunier n'ont pas besoin d'une femme insolente comme toi. À genoux. Tout de suite. »

J'étais au bord de la folie. J'avais cherché le regard de Bastien, espérant une once de lucidité.

« Bastien ! Tu te rappelles à qui appartient cet appartement ?! »

« Toute ta famille vit sur mon dos ! J'achète un gâteau et ta mère me traite comme une criminelle ! Qui est en tort ici, bordel ?! »

Mais Bastien s'était avancé, m'avait attrapée par le col, et avait lâché avec une arrogance répugnante : « Dès l'instant où tu entres dans ma famille, ton fric m’appartient, et toi aussi ! Si tu refuses de plier, on te brisera. »

J'avais été pétrifiée par son venin. Dès que j'avais repris mes esprits, j'avais hurlé de toutes mes forces :

« Va crever en enfer ! C’est fini, toi et moi ! Jamais de la vie je ne t'épouserai ! »

« Valentine Rochefort, tu vas la fermer ! »

Emporté par la rage, Bastien avait perdu le contrôle. Il m'avait poussée violemment. J'avais perdu l'équilibre, basculant en arrière dans la cage d'escalier.

Mon crâne avait explosé contre les marches de pierre. Une marée de sang tiède s'était répandue autour de moi.

Juste avant de sombrer dans le noir, j'avais levé les yeux vers lui avec peine.

Bastien se tenait en haut des marches. Pas de panique dans son regard, aucun regret. Juste de la froideur, et un sourire narquois.

« Une femme rebelle mérite ce qui lui arrive. »

En repensant à cette scène, j'ai fixé Monique, qui savourait encore sa gifle. Un rictus glacial a étiré mes lèvres.

Dans ma vie d'avant, ma gentillesse m'avait coûté la vie.

Dans celle-ci, vous allez tout me rembourser au centuple.

J’ai immédiatement envoyé un message urgent sur mon groupe WhatsApp à mes gardes du corps pour qu’ils montent.

Puis, sous le regard médusé de Monique, j’ai composé le 17. « Bonjour la police ? Je signale une violation de domicile avec violences en cours. »