Oups, mon crush virtuel est mon patronChapitre 1
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Pendant une réunion, mon petit ami virtuel m'a envoyé une photo torse nu. Dans l'excitation, j'ai envoyé par erreur le message qui lui était destiné… à mon patron.
« Mon cœur, je suis tellement fauchée ce mois-ci. Ma paie n'est toujours pas tombée. »
Le visage de mon patron s'est assombri et il a grogné : « Dehors. Je ne suis pas votre "cœur". »
Mes collègues ont cru que le boss me détestait et ont commencé à se moquer de moi dans mon dos.
Ce qu'ils ignoraient, c'est qu'après ma rupture brutale avec mon copain virtuel, mon patron m'a attirée contre son bureau, tremblant de tout son corps.
« Mon bébé, je ne suis pas ton patron. Je suis ton homme. »
« S'il te plaît, ne me déteste pas. Je t'aime tellement. Ne me quitte pas, je t'en supplie. »
Comme je m'ennuyais en pleine réunion, j'ai décidé d'envoyer un message à mon crush virtuel.
« Trop de stress au boulot en ce moment. Heureusement que mon mari est compréhensif : il s'est barré avec une autre. Et le gosse est mignon, normal, c'est pas le mien. »
Mon petit ami virtuel m'a envoyé un sticker réconfortant avant de répondre : « Ma pauvre chérie, tu travailles tellement dur. J'aimerais tellement que tu sois payée à ne rien faire. »
« Je peux racheter ta boîte ? »
« J'ai envie d'être avec toi au bureau. »
Mon copain était tellement adorable que j'ai voulu le taquiner : « Montre-moi tes abdos, bébé ! »
« Je suis en réunion, mon cœur. On peut faire ça plus tard ? »
J'allais lui répondre que je plaisantais quand il a vite changé d'avis : « Attends-moi, mon bébé. Je vais prendre une photo tout de suite. »
Il allait vraiment s'éclipser en pleine réunion ?
Il risquait de se faire virer ou de perdre sa prime s'il se faisait choper !
Je fronçais les sourcils, prête à lui dire de ne rien faire de stupide, quand ma collègue m'a donné un coup de coude : « Regarde le boss ! Il est tout rouge ! Et pour une fois, ce n'est pas parce qu'il est en colère. »
En levant les yeux, j'ai vu Alexandre se lever d'un pas particulièrement vif : « Excusez-moi quelques minutes. »
Dès que le patron a quitté la pièce, Margaux s'est penchée vers moi pour cancaner : « J'ai entendu dire par l'équipe marketing que la nouvelle égérie qu'on a signée le mois dernier serait la copine du boss. Tu sais, l'actrice, Victoria. Tu crois que c'est elle qui l'a mis dans tous ses états ? »
Margaux a soupiré : « Victoria cartonne en ce moment. Il ne peut sûrement pas officialiser leur relation alors que sa carrière explose. On dirait bien qu'ils vont devoir se cacher pendant des années. Pauvre boss. »
La vie privée du patron ne m'intéressait pas vraiment. Je cherchais une façon polie d'esquiver la discussion quand mon copain virtuel m'a envoyé plusieurs photos torse nu.
Génial ! Vu sa silhouette athlétique et bien dessinée, il valait clairement le coup qu'on se voie en vrai !
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en zoomant sur les photos.
Tout en admirant son corps parfait, j'ai répondu distraitement à Margaux : « Pas le même milieu, pas le même monde. J'espère que ça marchera pour lui. »
Un rire m'a échappé devant le corps spectaculaire de mon copain.
Mais avant que je puisse lui envoyer un compliment bien mérité, Margaux a jeté un œil à mon écran.
« Tu regardes une vidéo drôle ? »
De peur qu'elle découvre ma relation virtuelle, j'ai vite basculé sur TikTok en souriant : « Ouais, les réseaux, c'est trop addictif. »
Quand Alexandre a rouvert la porte, il affichait une mine d'enterrement. La salle de réunion s'est transformée en quelques secondes en décor de film d'horreur.
Tout le monde a baissé la tête, n'osant plus croiser son regard.
Après s'être rassis, il a affiché les statistiques publicitaires du mois dernier sur le projecteur. Même si les retours sur investissement avaient explosé, il restait là, sourcils froncés, sans prononcer un mot.
Comportement classique. Les patrons ne sont jamais rassasiés.
Peu m'importait son humeur, moi, j'étais encore toute excitée.
J'ai envoyé gaiement à mon copain : « Mon cœur, je suis tellement fauchée ce mois-ci. Ma paie n'est toujours pas tombée. »
J'imaginais déjà sa réaction attendrie et paniquée.
Après avoir envoyé le message, je n'ai absolument pas remarqué mon erreur de destinataire. J'étais déjà en train de taper frénétiquement dans la barre de texte : *Mon homme est tellement canon et sexy, je veux glisser sur tes abdos.*
Au moment exact où j'allais appuyer sur envoyer, la voix furieuse et vibrante d'Alexandre a retenti dans la salle : « Dehors ! Je ne suis pas votre "cœur". »
J'ai tchipé d'un air méprisant avant de chuchoter à Margaux : « C'est quoi son problème encore ? Crise de la quarantaine ? Il devient aigri avec l'âge ou quoi ? »
Margaux s'est figée et m'a soufflé entre ses dents serrées : « Je te conseille de simuler un malaise tout de suite. »
Abasourdie, j'ai aperçu du coin de l'œil la fenêtre de conversation affichée en plein écran sur le projecteur.
Un très mauvais pressentiment m'a envahie.
J'ai tourné la tête pour vérifier et, bien sûr, c'était la fin du monde !
Tous les collègues de la pièce me fixaient avec des yeux ronds comme des soucoupes.
L'effondrement mental d'un salarié se produit toujours en une fraction de seconde.
J'avais oublié de changer de compte.
Envoyer des messages en douce sous la table finit toujours par se payer !
Je ne comprenais absolument pas pourquoi la photo de profil du boss était exactement la même que celle de mon copain virtuel.
Quand la honte vous frappe, le premier réflexe est de faire semblant d'être occupée. J'ai fait mine de ranger mes dossiers sur la table, avant de finalement me lever pour m'excuser d'une voix étranglée : « Pardon, mon cœur… Je me suis trompée de destinataire. »
Non ! Espèce d'idiote, la ferme !
C'était tellement humiliant que j'avais juste envie de fuir en courant.
Avant même que je puisse faire un pas, j'ai croisé le regard glacial d'Alexandre : « Quel manque de professionnalisme ! »