Aller au contenu
Blogrolle FeuilletonRomans en feuilleton

Chapitre 2 / 3 · 0 %

Mariée à un milliardaire le fils m'a conquise avant le pèreChapitre 2

Environ 3 100 signes. Chapitre 2 sur les 3 offerts ici.

Le petit bonhomme a écarquillé les yeux en entendant mes mots. Son corps frêle a tremblé légèrement, et ses joues pâles sont devenues écarlates. Il a trituré le bas de son t-shirt avant de balbutier timidement : « M-maman ? »

Puis, tout honteux, il a baissé la tête en me jetant de petits regards en douce.

Oh, par pitié !

Qu'on oublie le père, le fils est à moi !!

J'ai raclé ma gorge pour me donner une contenance et j'ai acquiescé très sérieusement.

Puis je me suis tournée vers la gouvernante qui attendait en retrait : « Je m'occupe de lui à partir de maintenant. Vous pouvez disposer. »

« Très bien, Madame Delcourt. »

Cette sensation de pouvoir était tout simplement grisante !

Refoulant mon euphorie, j'ai soulevé délicatement le petit bout de chou dans mes bras en essayant de garder un air digne.

Puis, Gabin calé sur une hanche et la peluche géante sous l'autre bras, je suis montée à l'étage.

J'étais déjà venue une ou deux fois avant le mariage, je connaissais donc les grandes lignes de cette immense villa sur trois niveaux, dotée de deux ascenseurs et de terrasses privatives.

Une décoration somptueuse, digne d'un grand patron fortuné.

J'ai emmené Gabin dans la chambre que Maxence avait fait préparer pour moi et j'ai posé l'ours rose sur les coussins.

« Gabin, je suis désolée, je n'ai pas eu le temps de t'acheter un cadeau... Mais ce pendentif compte énormément pour moi. Est-ce que tu accepterais de le garder précieusement pour Maman ? »

« Je le regarderai tous les jours, promis », a-t-il répondu très solennellement.

Je l'ai glissé autour de son cou. Ses yeux pétillaient de fierté.

« Ça te dirait de dormir avec moi ce soir ? Et demain matin, c'est moi qui t'emmène à la maternelle. Qu'en penses-tu ? » ai-je demandé avec la voix la plus mielleuse possible.

Si ma meilleure amie me voyait avec ce ton mielleux, elle penserait direct que je suis possédée.

« D'accord », a-t-il soufflé, tout timide.

Trop mignon, vraiment.

Perdue dans mes pensées, je n'ai pas remarqué l'ombre fugitive d'un soulagement immense qui venait d'apaiser les traits du petit garçon.

Plus tard, dans la nuit...

« ...et le petit renard vécut heureux auprès de sa maman pour toujours. Fin. »

J'ai refermé doucement le livre en voyant que Gabin s'était endormi paisiblement.

Pile à ce moment-là... mon téléphone s'est mis à vibrer comme un fou.

J'ai sursauté et j'ai raccroché dans la précipitation.

En entendant le souffle régulier de Gabin, j'ai poussé un soupir de soulagement. Je me suis éclipsée sur la pointe des pieds dans le couloir avant de rappeler.

« Léna Laurent ! Tu viens sérieusement de me raccrocher au nez ?! » a hurlé une voix indignée à l'autre bout du fil.

« J'étais en train de border mon fils ! Et puis, c'est ma nuit de noces, bon sang, pourquoi tu m'appelles à une heure pareille ? »

« Arrête ton char. Tout le monde sait que ton cher mari n'est même pas rentré et qu'il a filé bosser direct après la mairie. »

Un silence.

« Attends... Tu viens de dire quoi, là ? "Ton fils" ? Depuis quand t'as un gosse, toi ? »

J'ai froncé les sourcils. « C'est le fils de mon mari. Mais maintenant, c'est le mien aussi. »