Mariée à un milliardaire le fils m'a conquise avant le pèreChapitre 1
Environ 3 400 signes. Chapitre 1 sur les 3 offerts ici.
Après un mariage arrangé pour sauver les finances familiales, je me suis retrouvée du jour au lendemain avec un gamin de quatre ans et demi sur les bras.
Avant de le rencontrer, j'étais amère et révoltée.
J'imaginais déjà mon futur cauchemardesque : un mari fantôme qui m'ignore et un beau-fils qui fait comme si je n'existais pas.
Mais la seconde où j'ai posé les yeux sur cette petite bouille adorable, agrippée à mon pull en me murmurant timidement « Maman ? », j'ai capitulé sur-le-champ.
J'ai même fini par demander à mon mari : « Dis, si on divorce un jour... je peux garder le petit ? »
Mon mari : « ??? »
* * *
Quand la boîte de mon père a commencé à couler, il n’a pas hésité une seconde : il m’a fiancée de force à un grand patron de la tech, déjà père d’un petit garçon.
Contre toute attente, l'idée ne me dérangeait pas plus que ça.
Après tout, j’étais fermement décidée à rester célibataire.
S’il avait déjà un fils, cela m'évitait au moins la pression d’avoir des enfants plus tard.
En plus, le type était un bourreau de travail maladif, incapable de passer cinq minutes chez lui. C'était une nounou qui gérait tout.
Je me disais que j'allais mener la belle vie. Un mari multimillionnaire, et même pas besoin d'élever un enfant à plein temps.
La cérémonie s'est déroulée en petit comité, discrète, presque austère.
Évidemment, le petit n'était même pas là.
Fidèle à sa réputation, mon tout nouveau mari a filé tout droit au bureau dès que nous avons échangé nos alliances.
En guise d'au revoir, il s'est contenté de lancer par-dessus son épaule : « Je suis débordé ces prochains jours. Gabin t'attend à la maison. Fais connaissance avec lui. »
Gabin Delcourt. C’était donc le prénom de mon beau-fils.
Depuis le divorce de mes parents, mes relations avec mon père s'étaient dégradées. En quittant ma chambre d'enfant, je n'avais presque rien emporté d'autre qu'un vieux pendentif auquel je tenais.
« Madame Delcourt, le jeune maître Gabin vous attend dans le salon », m'a annoncé la gouvernante avec un sourire chaleureux dès que j'ai franchi le seuil.
Tiens, tiens... Déjà en train de marquer son territoire ?
Qu’à cela ne tienne. Je sais gérer les caprices d’enfants.
Mais alors que j'entrais dans la pièce...
Qui était cette petite merveille assise sur l’immense canapé ?!
Si minuscule !
Si mignon !
Une vraie petite brioche toute douce !
Pendant que je restais là, pétrifiée par tant de mignonnerie, le bout de chou s'est levé et a trottiné maladroitement vers moi.
D'une petite voix fluette et hésitante, il a murmuré :
« Mademoiselle... Laurent... C'est... un cadeau... pour vous... de la part de Gabin. »
C'était un ours en peluche rose.
La peluche était presque plus grande que lui, mais il tendait ses petits bras de toutes ses forces pour me l'offrir.
C'était notre toute première rencontre, et il était déjà tellement prévenant. Le cœur serré d'émotion, j'ai attrapé l'ourson et me suis accroupie pour lui prendre ses petites mains potelées.
« Oh mon Dieu... Merci mon trésor ! Je l'adore ! Tu t'appelles Gabin, n'est-ce pas ? Je suis ta nouvelle maman. Ne sois pas timide avec moi, on forme une famille maintenant. Tu peux m'appeler Maman, d'accord ? »
Mon Dieu, ce qu'il était chou ! J'avais juste envie de le serrer dans mes bras jusqu'à étouffer !
Ce pauvre petit ange... Mon crétin de mari ne le méritait vraiment pas ! Le délaisser comme ça, quelle cruauté !
C'est décidé : à partir de maintenant, c'est mon fils !