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Chapitre 1 / 3 · 0 %

Épouser mon ex toxique ? Plus jamais de la vie !Chapitre 1

Environ 5 100 signes. Chapitre 1 sur les 3 offerts ici.

Lors d'un dîner de famille, Inès a soudainement lâché la bombe : « Je suis enceinte. Et le bébé est de Maxime. »

Maxime, c'était mon fiancé. Inès, elle, était la veuve de son grand frère décédé.

J'ai fixé Maxime, complètement sous le choc. Mais il s'est contenté de hocher la tête.

« C'est vrai. Le bébé est de moi. »

« Mon frère est mort pour me sauver la vie, je lui dois tout. C'est tout naturel que je lui donne un héritier. »

Maxime s'est tourné vers moi. « Inès et moi n'avons jamais couché ensemble. C'est une FIV (fécondation in vitro). »

« On va devoir repousser le mariage. On verra ça après l'accouchement. »

Plus tard, en pleine nuit, je l'ai surpris allongé dans le lit d'Inès...

Mon cœur s'est brisé instantanément.

Maxime, je ne suis plus obligée de t'aimer.

Le corps engourdi par la douleur, j'ai composé le numéro de mon père.

« Papa... Ce dont tu m'as parlé la dernière fois ? Je suis d'accord. »

Après avoir raccroché, je me suis retournée pour tomber nez à nez avec Inès.

Une main posée sur son ventre encore parfaitement plat, l'autre sur la hanche, elle me toisait d'un air hautain.

« Léna, va me chauffer un verre de lait. »

Elle me donnait des ordres comme si j'étais sa boniche.

J'ai ricané. « Tu crois vraiment que tu le mérites ? »

Elle m'avait toujours détestée, passant son temps à me dénigrer auprès de Maxime. Mais par amour pour lui, j'avais toujours fermé les yeux.

Maintenant que j'avais accepté le projet de mon père, je n'avais plus aucune raison de la supporter.

Le visage d'Inès a rayonné de triomphe. « Je porte le précieux héritier de la famille Beaumont ! Comment oses-tu me parler sur ce ton ? »

La « famille Beaumont », carrément ? Ils se prennent pour des rois ou quoi ?

La seconde suivante, elle m'a attrapé le poignet et s'est jetée délibérément par terre.

*Boum !*

Soudain, une poussée violente m'a projetée au sol à mon tour.

Une douleur aiguë a traversé ma cheville. C'était ma vieille blessure qui se réveillait.

Il y a six mois, Maxime et moi étions partis en randonnée. Il s'était fait mordre par un serpent venimeux et avait perdu connaissance.

Avec mon petit gabarit, j'avais lutté de toutes mes forces pour porter son corps lourd et athlétique jusqu'au bas de la montagne. C'est là que je m'étais gravement tordu la cheville.

Le médecin n'en revenait pas que j'aie trouvé la force physique de le traîner sur des kilomètres.

À l'époque, Maxime avait pleuré de gratitude. « Léna, je te jure que je t'aimerai toute ma vie ! »

Et aujourd'hui ?

Dès qu'Inès était dans les parages, il perdait toute lucidité.

Il s'est précipité vers elle sans même chercher à comprendre, et m'a repoussée violemment au passage.

Il vérifiait nerveusement si Inès n'avait rien, m'ignorant complètement.

Inès s'est blottie dans ses bras en sanglotant de manière théâtrale, avant de guider la main de Maxime sur son ventre.

Elle a commencé ses accusations : « Le bébé a faim, j'ai juste demandé à Léna de me chauffer du lait, et elle m'a poussée... »

Maxime s'est retourné vers moi, les yeux brûlant de rage.

« Tu as la moindre idée de ce qu'Inès a enduré pour donner un enfant à mon frère ? Tu sais à quel point le parcours de FIV est difficile ? Comment peux-tu être aussi cruelle ? S'il arrive quoi que ce soit à ce bébé, ce n'est même plus la peine de parler de mariage ! »

J'ai serré les dents pour masquer la douleur atroce dans ma cheville. « Pourquoi s'embêter avec une FIV ? Vous n'aviez qu'à coucher ensemble directement, ça aurait été plus simple. Vous auriez pris votre pied tous les deux, et le bébé serait là quand même. »

Le visage de Maxime est devenu rouge de colère. « Léna ! Depuis quand es-tu devenue si vulgaire ? C'est la veuve de mon frère, je t'interdis de l'insulter. »

« Demande-lui pardon tout de suite ! »

Inès pleurait de plus belle, agrippée au cou de Maxime.

J'ai esquissé un sourire amer. « On rompt. »

Inès a poussé un gémissement encore plus fort, feignant de vouloir se lever, mais Maxime l'a retenue fermement.

Sa voix se voulait douce et fragile : « Maxime, ne t'en prends pas à Léna. J'ai juste eu un vertige et j'ai perdu l'équilibre. Tout va bien, vraiment. Tu devrais aller la consoler. »

Maxime lui a caressé le dos pour la rassurer.

Puis, d'un ton glacial, il m'a jeté : « Léna, quand cesseras-tu d'être aussi puérile ? Prends exemple sur la maturité d'Inès. »

Soudain, Inès a poussé un petit cri en se tordant : « Maxime... j'ai un peu mal au ventre. Tu peux me porter jusqu'à ma chambre pour que je me repose ? »

À peine avait-elle fini sa phrase que Maxime l'a soulevée dans ses bras pour l'emporter à l'étage.

Je n'ai pas pu me retenir : « Maxime, tu es aveugle ? Ma cheville me fait souffrir le martyre, tu ne le vois pas ?! »

Il s'est arrêté une fraction de seconde, puis, d'un pas ferme et décidé, il a continué sa route avec Inès.

Ma gorge s'est serrée, les larmes coulant sur mes joues.

J'ai boité seule jusqu'à la chambre d'amis pour essayer de trouver un antidouleur.

Maxime n'a pas reparu de la nuit.

Évidemment. À chaque dispute, c'était toujours moi qui venais m'excuser en premier, rampant pour le récupérer.

Pas cette fois.