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Mon fiancé a ruiné notre mariage pour ses potes, je l'ai anéantiChapitre 1

Environ 4 700 signes. Chapitre 1 sur les 3 offerts ici.

Je suis tombée enceinte juste avant notre mariage. J'avais pourtant prévenu Valentin : hors de question que ses potes fassent des blagues débiles ou des défis humiliants pour son enterrement de vie de garçon ou le jour J.

Mais le jour de la cérémonie, sa bande de crétins a débarqué pour nous balancer des seaux de peinture dessus.

Sous le choc et folle de rage, j'ai pété un câble sur place.

Sauf que Valentin, pour ne pas vexer ses précieux copains, s'est retourné contre moi.

« C’est juste une vanne, Manon ! Pourquoi tu dramatises toujours tout ? Ça part au lavage, c'est bon ! »

J'ai pris une grande inspiration, j'ai pris rendez-vous en ligne dans une clinique pour avorter, et j'ai repoussé sa main avec dégoût.

« Le mariage est annulé ! »

Quand je lui ai annoncé ma grossesse imprévue, Valentin s’est empressé de me demander en mariage.

Lors du dîner de fiançailles entre nos deux familles, sa mère a immédiatement lâché :

« Vu qu’elle est enceinte, il faut faire ça vite. Ce sera ridicule une fois que son ventre se verra. »

Ma mère partageait visiblement la même inquiétude. Elle a échangé un regard avec moi et a acquiescé d'un signe de tête.

Voyant ma famille céder du terrain, Mme Mercier a enchaîné sans transition sur un contrat de mariage :

« Même si vous formez une famille, il vaut mieux que chacun garde ses sous de son côté. Séparation de biens. »

J'ai froncé les sourcils, sentant une boule de rancœur me serrer la gorge.

Ma famille ne manquait pas d'argent. Mais être ainsi poussée vers l'autel uniquement à cause d'une grossesse me mettait déjà mal à l'aise.

Pendant un instant, un silence de plomb est tombé sur la table.

Ma mère a soupiré pour calmer le jeu : « On ne cherche pas votre argent. Tant que Valentin prend soin de ma fille, rien d'autre ne compte. »

J'ai jeté un regard à Valentin. Après une seconde d'hésitation, pour le bien du bébé, j'ai préféré ravaler ma fierté.

La conversation a ensuite glissé sur la liste des invités.

En repensant à la bande de potes d'enfance de Valentin, ma paupière droite s'est mise à tressauter.

« Valentin, tu sais très bien que je ne supporte pas les gens sans limites. Dis à tes potes de bien se tenir. Je veux une cérémonie simple et tranquille. »

Il a souri et m'a prise dans ses bras.

« Mais oui, tout ce que tu voudras, ma chérie. Mes gars ne sont pas complètement bêtes. Ne t'en fais pas. »

Je n'ai rien répondu.

Pour son dernier anniversaire, ses potes avaient fini complètement bourrés, saccagé le carré VIP d'une boîte et m'avaient laissée me débrouiller pour payer les cautions au commissariat à trois heures du matin.

Mais comme il jurait sur tous les tons que tout se passerait bien cette fois, j'ai fini par baisser ma garde.

Pour ce mariage, je me suis épuisée à la tâche. J'ai tout géré moi-même, des photographes jusqu'aux moindres fleurs de la salle.

La veille du mariage, j'ai revu le planning une dernière fois avec Valentin.

Il m'a soudain glissé qu'il voulait me faire une surprise pendant la cérémonie.

Étant réservée de nature, j'ai refusé net. Je n'avais aucune envie d'être exhibée comme un animal de foire.

Voyant que je refusais, il est allé voir mes parents.

Mes parents, qui aimaient les ambiances festives, ont pris son parti : « On ne se marie qu'une fois, Manon. Vous êtes jeunes, un peu d'animation, ça ne fait pas de mal ! »

Valentin m'a juré la main sur le cœur qu'il ne dépasserait aucune limite. Alors, j'ai encore cédé.

Sachant que je me mariais le lendemain, impossible de fermer l'œil. Je suis restée éveillée jusqu'à quatre heures du matin.

J'avais engagé la maquilleuse la plus réputée de la ville, et la séance a duré plus de deux heures.

Mais en pensant que j'allais épouser l'homme de ma vie, aucune fatigue ne me semblait insurmontable.

Le maquillage était impeccable. J'ai enfin enfilé ma robe de mariée sur mesure, commandée six mois plus tôt.

Avant que Valentin ne vienne me chercher, j'avais imaginé tous les imprévus possibles pour éviter le moindre faux pas.

Mais jamais, même dans mes pires cauchemars, je n'aurais imaginé que le pire viendrait des amis de Valentin.

Sur les lieux de la fête, sa bande a débarqué avec des airs de caïds, bruyants et sans gêne. J'ai cru qu'ils allaient faire un scandale dès le départ.

Mais ils se sont contentés de me fixer avec des sourires en coin pleins de sous-entendus.

L'échange des alliances s'est déroulé sans accroc. J'ai enfin poussé un léger soupir de soulagement.

Mais au moment où j'allais m'asseoir pour souffler un peu, Bastien, l'un de ses potes, a pris la parole.

« Alors, d'après notre tradition de fac, la mariée doit donner à manger du gâteau à chacun des meilleurs potes du marié. Une bouchée pour chacun de nous, sinon personne ne sort d'ici ! »