Mon mari a volé mon rein, ma famille de tueurs va l'anéantirChapitre 2
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Ce nom, Belmont. Il m'a immédiatement replongée dans mes souvenirs d'enfance.
Après l'école, les autres enfants rentraient en courant chez eux. Moi, je restais.
Ma mère me souriait toujours faiblement quand elle venait me chercher, et la première chose qu'elle me demandait en arrivant à la maison, c'était de mettre un masque de protection.
Notre table de salle à manger accueillait un défilé incessant d'inconnus. Leur seul point commun ? Ils avaient tous le souffle coupé. Définitivement.
« Roxanne, je vais bientôt m'occuper de celui-là. Va faire tes devoirs dans ta chambre. Ça risque d'être un peu sale. Et l'odeur... est assez forte. »
Elle m'expliquait ensuite que cet homme avait précipité sa femme et son enfant dans la mer. Elle ne faisait que rendre justice.
Je n'ai jamais vu mon père tuer qui que ce soit, mais dans son atelier, j'ai vu toutes sortes d'anatomies humaines.
Depuis quinze ans, rien n'avait changé : la poignée de sa porte était toujours ornée de l'œil gauche en marbre d'une statue de David. Et c'est précisément pour cela que notre majordome, Damien, n'avait plus qu'un œil.
Si mon père apprenait que quelqu'un me cherchait des ennuis – même pour une broutille – le coupable disparaissait le lendemain. Pas de témoins, pas de lutte, juste... volatilisé.
« Roxanne, je ne veux pas que tu vives dans un monde pollué par ces déchets. »
Peu à peu, sans le vouloir, j'ai développé cette même attitude froide et prédatrice. Personne ne voulait être mon ami.
Sauf Adrien.
Quand toute la classe m'avait rejetée, il avait été le premier à s'avancer, à m'aider à porter mes livres et à me dire dans un sourire :
« C'est ce que j'appelle un charme unique. »
Lorsqu'un diagramme de dissection était accidentellement tombé de mon sac, il l'avait ramassé calmement pour me le rendre.
« Les bandes dessinées de ton frère sont plutôt trash, non ? Hyper détaillées en tout cas. »
À l'époque, je pensais qu'il était le seul à voir la vraie Roxanne derrière le nom des Belmont.
Un jour, curieux, il m'avait demandé : « Que fait ta famille à l'étranger ? »
J'avais serré le bas de mon t-shirt avant de lui donner une réponse à moitié vraie :
« De l'import-export. »
Il n'avait jamais douté de ma parole.
« Ça doit être difficile pour toi. »
« Ne t'inquiète pas, tu n'auras plus à porter ce fardeau toute seule. Tu m'auras moi. »
Ce jour-là, sous le coucher de soleil, il avait posé un genou à terre et m'avait demandée en mariage, jurant solennellement de me protéger pour le reste de sa vie.
Je l'avais cru.
J'avais donc défié les avertissements de ma famille pour m'enfuir avec lui dans cette ville.
Ma mère m'avait prévenue : « Roxanne, ne fais jamais confiance à un homme. »
Mon père avait ajouté : « Tu n'es pas obligée de reprendre les affaires familiales, mais ne t'avise pas de faire honte aux Belmont. »
Et Raphaël, avec ce sourire glacial : « Roxanne, s'il ne file pas doux, je m'occuperai personnellement de lui faire entendre raison. »
Mais j'avais balayé leurs avertissements d'un haussement d'épaules.
Je pensais qu'Adrien était différent.
Jusqu'à ce que Sasha apparaisse, et que son cœur... ne bascule si facilement.
Il refusait même d'enquêter sur cet accident de voiture, simplement parce que Sasha était la suspecte numéro un !
J'ai jeté un regard glacial à Damien qui tremblait devant moi.
« Si tu ne veux pas perdre ton deuxième œil, va me chercher un médecin, tout de suite ! »
Finalement, juste avant que mon cœur ne s'arrête, un médecin a réussi à m'arracher aux griffes de la mort.