L'Éclair de la Vengeance, Tu m'as volé mon pouvoir, assume ton enferChapitre 3
Environ 2 600 signes. C’est le dernier des 3 chapitres offerts ici ; le chapitre 4 se lit dans l’application officielle.
« Mais qu'est-ce qui se passe ?! »
« Bordel, ça me brûle ! Soigne-moi, dépêche-toi ! »
Inès se tenait au milieu des blessés ensanglantés, le visage blanc comme un linge.
Elle balbutiait, perdue : « Je... je ne comprends pas. Pourquoi ça ne marche pas ? Je n'y arrive pas... »
Les proches des blessés ont commencé à l'insulter, à la bousculer violemment.
À bout de nerfs, un homme lui a asséné une gifle retentissante. « Espèce d'incompétente ! »
Inès a craqué. Elle a hurlé, cherchant frénétiquement ma silhouette dans la foule.
Prise d'une hystérie soudaine, elle s'est mise à crier : « C'est toi ! C'est ta faute ! Qu'est-ce que tu m'as fait ?! »
Elle a fendu la cohue pour se jeter sur moi.
« Dis-moi ce qui cloche ! C'est censé être un don de guérison, oui ou non ?! »
Elle m'a agrippée par les épaules, me secouant avec rage.
« Ma chère sœur, c'est toi qui l'as voulu », ai-je répondu calmement.
La panique et l'incompréhension se disputaient son regard. Elle n'arrivait pas à concevoir que le cadeau qu'elle m'avait volé puisse être empoisonné.
Petite, comme elle était de constitution fragile, nos parents me répétaient toujours : « Cède à ta sœur, sois gentille. »
Elle s'était habituée à tout s'approprier, persuadée que le monde lui devait tout.
Tristan est arrivé d'un pas tranquille, son éternel sourire aux lèvres.
« Que se passe-t-il ici ? »
Inès s'est recroquevillée. Elle a ravalé sa colère en une fraction de seconde.
Ramenant une mèche derrière son oreille, les larmes aux yeux, elle a pris une voix tremblante : « Je... je viens tout juste d'éveiller mon don. Je ne maîtrise pas encore le flux d'énergie... c'est pour ça que je ne peux pas les soigner. »
Tristan a froncé les sourcils : « Vraiment ? Dommage. »
Il lui a tapoté l'épaule d'un geste en apparence rassurant : « La douleur rend les gens instables, et leurs familles sont à cran. »
« Si cela se reproduit, je ne pourrai pas garantir ta sécurité », a-t-il conclu avec un sourire qui m'a glacé le sang.
J'ai retenu mon souffle. Ce regard tranchant... c'était exactement celui qu'il m'avait jeté dans mon autre vie, prêt à me dépecer vivante.
La terreur s'est peinte sur les traits d'Inès.
Une fois Tristan éloigné, je me suis penchée vers son oreille pour lui murmurer, tel un démon : « Tu ne pourras jamais guérir qui que ce soit d'autre. »
« Cette foutue capacité ne guérit que son porteur. »
Je l'ai jaugée avec un mépris non dissimulé.
« Et le pire... c'est que ce don va devenir la proie de tous les puissants. Et ce qu'ils ne peuvent pas s'approprier... ils le détruisent. »
Elle est restée figée, le regard brisé par l'horreur.