Mon mari m'a assassinée pour sa maîtresse cette fois, c'est moi qui tire les ficellesChapitre 1
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Mon mari a ramené à la maison la veuve de son lointain cousin. Il prétendait qu’elle était seule, démunie, et qu’elle devait passer les fêtes avec nous.
Pendant le dîner, il m’a suppliée de lui trouver un emploi. Pensant naïvement qu’il s’agissait d’un geste de charité envers sa famille, j’ai activé tout mon carnet d’adresses pour la placer.
J'ignorais que leur cupidité et leur cruauté les pousseraient à me tuer.
Juste avant de rendre mon dernier souffle, j'ai découvert la vérité : cette « cousine » n’avait rien d’une parente éloignée. C’était son tout premier amour de jeunesse.
Quand j’ai rouvert les yeux, j’étais revenue au jour exact où il l’a introduite sous notre toit. Mais cette fois-ci, j’avais pris un coup d’avance :
« Mon chéri, je te présente mon cousin ! »
Quand mes paupières se sont entrouvertes sur le décor trop familier de ma chambre, mon esprit est resté totalement figé.
Une voix sèche et impatiente, crachée par le haut-parleur de mon téléphone, a déchiré le silence.
« Bébé ? T'es là ? Pourquoi tu ne réponds pas ? »
Entendre la voix de Julien m'a glacé le sang.
La douleur atroce de mon agonie dans ma vie passée semblait encore vibrer dans chacune de mes cellules.
Dans cette vie d'avant, Julien m'avait présenté une prétendue fille de la campagne, naïve et sans défense. Il disait que c'était Léane, sa cousine éloignée. Selon lui, elle était orpheline, venait de perdre son mari et n’avait personne sur qui compter en ville.
Parce que j'aimais mon mari et que je le croyais bon, j'avais remué ciel et terre pour lui ouvrir toutes les portes.
Je ne me doutais pas une seule seconde que, pendant que je bâtissais une carrière pour sa « cousine », ils complotaient tous les deux pour m'assassiner et s'emparer de mon héritage.
C'est seulement quelques secondes avant de mourir que j'avais découvert l'horrible vérité. Léane n'était pas sa cousine. C’était son premier amour.
Ils avaient provoqué un incendie dans la villa. J'étais piégée au milieu des flammes dévorantes.
Même avec une poutre en feu qui m'avait broyé la jambe, j'avais rampé vers la sortie, animée par un instinct de survie désespéré.
Mais Léane, enveloppée dans une couverture trempée, était revenue sur ses pas.
Elle avait ramassé un grand couteau de cuisine et me l'avait planté droit dans le cœur.
Voyant que je respirais encore, elle avait appelé Julien.
Ils s’y étaient mis à deux, me poignardant plus d'une dizaine de fois avant de s'arrêter, repus de haine.
Et même quand mon cœur a cessé de battre, mon âme est restée suspendue quelques instants.
J'ai vu, tel un spectre, Julien attirer Léane contre lui pour l'embrasser passionnément juste à côté de mon cadavre encore chaud.
« Chérie, cette garce est enfin morte. Si elle n'avait pas eu tout ce fric, je ne l'aurais jamais épousée. Tu as tellement souffert ces derniers mois... Tu es la seule femme de ma vie. »
J'avais ri jaune face à ma propre naïveté. Tout mon mariage n'avait été qu'un piège froidement orchestré.
Je les avais vus maquiller la scène pour faire passer le meurtre pour un accident domestique, échappant ainsi à la justice.
Après mes funérailles, ils avaient dilapidé ma fortune, menant un train de vie obscène.
Pendant ce temps, mes parents, dévastés par le chagrin, avaient sombré dans une dépression foudroyante avant de s'éteindre à leur tour.
La voix au bout du fil m'a brutalement ramenée à la réalité.
« Bébé, je serai à la maison vers midi. J'ai quelqu'un à te présenter. »
Un sourire glacial a étiré mes lèvres. Mon cœur distillait un venin pur.
« Parfait. Ça tombe bien, moi aussi, j’ai quelqu’un à te présenter. »
Dès que j'ai raccroché, j'ai composé le numéro de ma secrétaire.
« Camille, trouve-moi un mec sublime immédiatement. Sa mission : jouer les membres de ma famille. Tarif : cinquante mille euros. »