En eaux troublesChapitre 1
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Mon mariage avec Julian, c'était moi qui l'avais forcé.
Je m'étais bêtement imaginé qu'avec le temps, les sentiments viendraient et qu'on finirait par être heureux.
Jusqu'au moment où je l'ai vu rigoler avec une superbe gamine au bord de l'eau.
Il l'a attirée contre lui, lui prenant la main avant de plonger ensemble dans les vagues turquoise.
Les signaux d'alarme ne manquaient pas, depuis le début. J'avais simplement préféré faire l'autruche.
Cet après-midi-là, je suis descendue à trente mètres de profondeur, au milieu des coraux éclatants et des bancs de poissons qui tourbillonnaient.
Et d'un coup, tout a perdu son sens.
J'avais passé trois ans à vivre dans un mensonge. Hors de question de gâcher une seconde de plus.
Mon mariage avec Julian, c'était moi qui l'avais forcé.
Je m'étais bêtement imaginé qu'avec le temps, les sentiments viendraient et qu'on finirait par être heureux.
Jusqu'au moment où je l'ai vu rigoler avec une superbe gamine au bord de l'eau.
Il l'a attirée contre lui, lui prenant la main avant de plonger ensemble dans les vagues turquoise.
Les signaux d'alarme ne manquaient pas, depuis le début. J'avais simplement préféré faire l'autruche.
Cet après-midi-là, je suis descendue à trente mètres de profondeur, au milieu des coraux éclatants et des bancs de poissons qui tourbillonnaient.
Et d'un coup, tout a perdu son sens.
J'avais passé trois ans à vivre dans un mensonge. Hors de question de gâcher une seconde de plus.
Le soir même, je me suis tournée vers Julian, allongé sur le lit à feuilleter un bouquin.
— On va plonger demain ?
Il n'a même pas levé les yeux. Ses longs doigts ont tourné une page, l'air de rien.
— J'ai déjà une cliente de réservée. Trouve-toi un autre moniteur.
Je savais d'avance qu'il dirait non, mais entendre ce refus glacial m'a quand même serré la poitrine d'un coup sec.
Il connaissait mon traumatisme mieux que quiconque. Il savait pertinemment que je ne faisais confiance à personne d'autre qu'à lui sous l'eau.
J'ai ravalé le nœud au fond de ma gorge sans insister. Je ne lui ai même pas rappelé que le lendemain, c'était notre anniversaire de mariage.
Je m'étais toujours persuadée qu'être adulte, c'était savoir faire des compromis. J'avais fermé les yeux sur tous les red flags, m'accrochant désespérément à l'illusion de notre couple pour éviter le naufrage.
Le lendemain, je me suis rendue seule sur la plage où Julian et moi nous étions rencontrés.
J'ai longé l'écume, en faisant attention à ce que l'eau ne mouille pas mes pieds nus.
Soudain, une silhouette familière a attiré mon regard. Julian, habillé en civil, attendait devant une paillote de plage.
J'allais crier son prénom quand son regard noir et menaçant d'il y a quelques mois m'est revenu en tête : *Ne viens jamais me déranger quand je bosse.*
À cet instant précis, une fille est sortie en sautillant de la cahute. En éclatant de rire, elle lui a collé une glace sur la joue.
— Coach Julian, c'est ta tournée !
Julian s'est marré avant de serrer sa silhouette menue contre son torse. Son visage irradiait d'une tendresse et d'une douceur que je n'avais pas vues depuis des années.
Quelque chose s'est brisé net dans ma poitrine. Le pire quand on voit ça de ses propres yeux, c'est qu'on ne peut plus faire semblant. Même en fermant les paupières, l'image reste gravée sur les rétines.
Main dans la main, ils se sont mis à flâner le long de la promenade en bois. Incapable de m'en empêcher, je les ai suivis à distance.
Au fil de leurs fous rires et de leurs allusions complices, j'ai compris qu'elle s'appelait Amber. Et que ça faisait déjà six mois qu'ils couchaient ensemble.
Amber courait pieds nus sur le sable, la brise marine soulevant l'ourlet de sa robe d'été blanche comme une fée qui ne touchait pas terre.
Julian portait ses sandales blanches d'une main, marchant derrière elle avec un sourire indulgent, lui criant de ralentir un peu.
Je suis restée figée, une douleur atroce me transperçant les côtes.
Au début de notre relation, lui aussi portait mes chaussures. J'étais maladroite, tête en l'air, et il marchait toujours un pas derrière moi pour ramasser tout ce que je laissais tomber.
Ces derniers temps, même si je ne faisais plus rien tomber depuis des années, il avait toujours le réflexe de marcher derrière moi dès qu'on sortait. Je le charriais souvent en lui disant qu'il avait de vieux réflexes impossibles à perdre.
Maintenant, je me rappelais la façon dont il fixait bêtement ses mains vides.
Cette habitude-là, ça faisait bien longtemps qu'elle ne me concernait plus.
Julian a soulevé Amber dans ses bras. C'est là qu'elle m'a aperçue. Son sourire s'est figé, son expression devenant malaisante.
Sentant son blocage, Julian a commencé à se retourner. Mais Amber a vivement pris son visage à deux mains pour lui coller un baiser passionné sur les lèvres.