Ma rivale a usurpé mon identité pour accoucher dans ma clinique de luxeChapitre 2
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Elle a essayé de me pousser discrètement vers un coin plus isolé.
« Parlons ailleurs, s'il te plaît, ne les dérangeons pas. »
C'était presque comique. Autrefois, elle m'appelait « Aria chérie » avec une voix mielleuse, buvant chacune de mes paroles.
Aujourd'hui, terrifiée à l'idée d'être démasquée, elle bégayait à peine mon prénom.
J'ai violemment repoussé sa main, reculant d'un pas, sans aucune pitié.
« Sophie, tu ne vas pas m'expliquer pourquoi tu occupes la suite que ma famille a réservée pour moi, et ce sous mon propre nom ? »
« Et pourquoi tu portes mon bracelet et mon collier ? »
J'ai volontairement haussé le ton pour que tout le hall de réception m'entende.
Tous les regards se sont braqués sur nous. Le visage de Sophie s'est crispé d'une vilaine grimace.
Mais très vite, des larmes de crocodile ont envahi ses yeux.
« Aria, mais de quoi tu parles ? C'est mon mari qui m'a offert ce séjour dans cette clinique de luxe parce qu'il sait à quel point ma grossesse est difficile. »
« Et pour les bijoux ? C'est mon mari qui me les a achetés aussi, évidemment. Comment pourraient-ils être à toi ? »
Elle m'a toisée de haut en bas, feignant l'inquiétude.
« Aria, est-ce que c'est parce que ton mari ne s'occupe pas bien de toi ? Tu fais une dépression prénatale pour t'imaginer des choses pareilles ? »
Autour de nous, les murmures ont commencé.
« C'est ça, une dépression de grossesse ? Elle a l'air complètement folle. »
« J'ai entendu dire que la formule de cette dame coûte plus de 120 000 euros. L'autre fille là, elle a l'air tellement fauchée qu'elle ne pourrait même pas payer l'entrée. »
« Elle a dû perdre la tête à cause de sa pauvreté, ou alors elle est juste jalouse et veut gâcher le bonheur des autres. »
Je portais une robe de grossesse très simple, mais je n'avais rien d'une mendiante.
Ignorant leurs commérages, j'ai fixé Sophie avec mépris.
« Je ne savais pas que tu étais aussi douée pour voler la vie des autres. »
Sans hésiter, je me suis tournée vers la réceptionniste.
« Dites-moi, quand cette femme s'est enregistrée, elle a bien dû vous fournir une pièce d'identité, non ? J'aimerais beaucoup savoir comment elle a passé le contrôle. »
L'employée s'est figée.
« Mme Dubois nous a dit qu'elle avait perdu ses papiers, alors nous n'avons pas fait de vérification d'identité. »
« Mais son mari, M. Julien, était avec elle tout le temps. C'est impossible que ce soit faux, non ? »
J'ai haussé un sourcil, moqueuse.
« Juste parce que "M. Julien" prétend être son mari, vous la laissez s'installer sans vérifier son identité ? »
« Quoi, vous pensez que les hommes ne mentent jamais ? Vous ne trouvez pas que c'est d'une légèreté professionnelle sans nom ? »
La réceptionniste a ouvert la bouche, incapable de répliquer.
Sophie a pris un air réprobateur, parlant d'un ton faussement mûr.
« Aria, ce ne sont que des employés. Pourquoi tu te montres si cruelle avec eux ? »
« Franchement, on s'offre la maternité que nos moyens nous permettent. Tu n'as pas besoin de te rabaisser à faire ce genre de scène. »
À l'entendre, j'étais le monstre de l'histoire.
À ce moment précis, son téléphone s'est mis à sonner.
L'écran affichait « Mon Amour ».
Le visage de Sophie s'est légèrement crispé.
Vu sa réaction, c'était forcément Julien à l'autre bout du fil.
J'ai ricané.
« Allez, réponds. J'ai hâte d'entendre comment Julien va m'expliquer tout ça ! »